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Lettres · Modèle

Promesse d’embauche

La promesse d’embauche est le document par lequel un employeur s’engage envers un candidat avant la signature du contrat de travail. Le code du travail ne lui consacre aucun article : son article L. 1221-1 renvoie au droit commun, et le code civil y voit DEUX instruments dont les conséquences sont opposées — une OFFRE de contrat de travail (article 1114), dont la rétractation « empêche la conclusion du contrat », ou une PROMESSE UNILATÉRALE (article 1124), dont la révocation « n’empêche pas la formation du contrat promis ». Ce modèle vous fait choisir lequel des deux vous signez, écrit la conséquence dans le document, et calcule le délai de réponse, le plafond légal de la période d’essai et la fenêtre de la déclaration préalable à l’embauche. Remplissez-le, relisez-le et téléchargez-le en PDF.

Aperçu
OFFRE DE CONTRAT DE TRAVAIL
Bordeaux, le 25 septembre 2026

Atelier Rivoli SAS, dont le siège est situé 24 rue de la Fonderie, 33000 Bordeaux, immatriculée sous le numéro SIRET 812 456 789 00027, représentée par Sophie Marchand, présidente, ci-après « l’Employeur »,

à Julien Perrault, demeurant 9 allée des Tilleuls, 33200 Bordeaux, ci-après « le Candidat ».

ARTICLE 1 — NATURE DE L’ENGAGEMENT La présente offre est une OFFRE DE CONTRAT DE TRAVAIL au sens de l’article 1114 du code civil, applicable au contrat de travail par le renvoi de l’article L. 1221-1 du code du travail, aux termes duquel « le contrat de travail est soumis aux règles du droit commun ». L’article 1114 définit l’offre comme la proposition qui « comprend les éléments essentiels du contrat envisagé et exprime la volonté de son auteur d’être lié en cas d’acceptation », et ajoute qu'« à défaut, il y a seulement invitation à entrer en négociation » : c’est pourquoi le poste, la rémunération et la date d’entrée en fonction figurent ci-après. LA CONSÉQUENCE D’UN RETRAIT N’EST PAS CELLE D’UNE PROMESSE UNILATÉRALE, et c’est la différence que ce document énonce expressément. L’article 1116 interdit de rétracter l’offre avant l’expiration du délai, mais son deuxième alinéa précise que « la rétractation de l’offre en violation de cette interdiction EMPÊCHE LA CONCLUSION DU CONTRAT », et son troisième alinéa que la responsabilité encourue n’oblige pas son auteur « à compenser la perte des avantages attendus du contrat ». Autrement dit : un retrait fautif ne fait pas naître le contrat de travail et n’ouvre pas droit au salaire attendu.

ARTICLE 2 — DÉLAI DE RÉPONSE Le Candidat dispose, pour accepter l’offre, d’un délai expirant le 9 octobre 2026, soit 14 jours à compter du présent document. Ce délai est celui que l’article 1116 du code civil appelle « le délai fixé par son auteur » : jusqu’à son expiration, l’Employeur ne peut se rétracter. Passé ce terme, l’article 1117 du code civil rend la présente offre CADUQUE de plein droit, sans qu’aucune formalité soit nécessaire.

ARTICLE 3 — EMPLOI PROMIS L’emploi proposé est celui de Responsable de production, relevant de la catégorie des cadres. Il sera exercé 24 rue de la Fonderie, 33000 Bordeaux. La convention collective applicable est Convention collective nationale des industries de l’habillement ; ses stipulations s’appliqueront au contrat de travail et l’emporteront sur celui-ci lorsqu’elles seront plus favorables au Candidat, notamment quant à la classification, au minimum conventionnel et à la durée de la période d’essai. La catégorie professionnelle n’est pas une formalité : c’est elle qui commande les plafonds d’essai des articles L. 1221-19 et L. 1221-21 du code du travail, rappelés ci-après.

ARTICLE 4 — NATURE ET DURÉE DU CONTRAT PROMIS Le contrat de travail promis sera un CONTRAT À DURÉE INDÉTERMINÉE. L’article L. 1221-2 du code du travail rappelle qu’il « est la forme normale et générale de la relation de travail », le contrat à durée déterminée n’étant licite que dans les cas énumérés au titre IV du livre II. Le contrat de travail à durée indéterminée n’a pas de terme et ne prendra fin que dans les conditions prévues par le code du travail.

ARTICLE 5 — DATE D’ENTRÉE EN FONCTION L’entrée en fonction est prévue le 2 novembre 2026, sous réserve de l’accomplissement des formalités préalables à l’embauche. L’article L. 1221-10 du code du travail dispose que « l’embauche d’un salarié ne peut intervenir qu’APRÈS déclaration nominative accomplie par l’employeur auprès des organismes de protection sociale désignés à cet effet », et l’article R. 1221-4 ferme la fenêtre par l’autre bout : cette déclaration « est adressée AU PLUS TÔT DANS LES HUIT JOURS PRÉCÉDANT la date prévisible de l’embauche », soit, pour la date ci-dessus, à compter du 25 octobre 2026. Le 4° de l’article R. 1221-1 exige en outre que cette déclaration mentionne « la nature, la durée du contrat ainsi que LA DURÉE DE LA PÉRIODE D’ESSAI ÉVENTUELLE » : c’est une raison de plus pour que l’essai soit arrêté dès le présent document.

ARTICLE 6 — RÉMUNÉRATION La rémunération brute proposée est de 3 450,00 €, versée selon une périodicité mensuelle, sur douze mois, pour une durée de travail de 35 heures par semaine. Elle ne peut être inférieure ni au salaire minimum de croissance ni au minimum fixé par la convention collective applicable, lorsque celui-ci est plus favorable. La rémunération est l’un des « éléments essentiels » que l’article 1114 du code civil exige de la présente offre : une proposition qui ne la chiffre pas n’est, selon l’article 1114, qu’une « invitation à entrer en négociation ».

ARTICLE 7 — PÉRIODE D’ESSAI Une période d’essai de 4 mois est EXPRESSÉMENT STIPULÉE, comme l’exige l’article L. 1221-23 du code du travail, aux termes duquel « la période d’essai et la possibilité de la renouveler ne se présument pas » et sont « expressément stipulées dans la lettre d’engagement ou le contrat de travail ». Le Candidat relevant de la catégorie des cadres, l’article L. 1221-19 plafonne l’essai d’un contrat à durée indéterminée à quatre mois. Ces durées ont un caractère impératif (article L. 1221-22), à la seule exception de durées PLUS COURTES fixées par un accord collectif conclu après la loi n° 2008-596 du 25 juin 2008 ou par la lettre d’engagement elle-même. Sur la base de la date d’entrée en fonction, cet essai prendrait fin le 2 mars 2027. Aucun renouvellement n’est stipulé : l’article L. 1221-23 précise que « la possibilité de la renouveler » ne se présume pas davantage que l’essai lui-même.

ARTICLE 8 — FORMATION DU CONTRAT L’article 1113 du code civil dispose que « le contrat est formé par la rencontre d’une offre et d’une acceptation par lesquelles les parties manifestent leur volonté de s’engager ». L’acceptation du Candidat, dans le délai prévu à l’article 2, formera donc le contrat de travail. L’article 1118 ajoute que « l’acceptation non conforme à l’offre est dépourvue d’effet, sauf à constituer une offre nouvelle » : une réponse qui modifierait le poste, la rémunération ou la date d’entrée en fonction ne vaudrait pas acceptation, mais proposition nouvelle que l’Employeur resterait libre d’accepter ou non. La présente offre ne remplace pas le contrat de travail, qui sera régularisé au plus tard lors de l’entrée en fonction.

ARTICLE 9 — CADUCITÉ L’article 1117 du code civil énonce trois causes de caducité, et la troisième surprend souvent : la présente offre est caduque à l’expiration du délai fixé ou, à défaut, à l’issue d’un délai raisonnable, et elle l’est « également en cas d’incapacité ou de décès de son auteur, ou de décès de son destinataire ». Le décès du CANDIDAT met donc fin à l’engagement au même titre que celui de l’auteur. L’article 1115 ajoute, pour l’hypothèse inverse, que l’offre « peut être librement rétractée TANT QU’ELLE N’EST PAS PARVENUE à son destinataire » : c’est la réception, et non la signature, qui ferme la porte du retrait libre.


Le Candidat est invité à retourner un exemplaire du présent document revêtu de sa signature et de la mention manuscrite « Bon pour accord », avant le 9 octobre 2026.

Fait à Bordeaux, le 25 septembre 2026
L’Employeur
Signature : Sophie Marchand, présidente
Le Candidat — « Bon pour accord »
Signature : Julien Perrault
GratuitModifiableTéléchargement PDFSans inscription

Pourquoi utiliser ce modèle

Offre ou promesse : la page tranche

Le même papier produit deux régimes opposés. Retirée avant terme, l’OFFRE de l’article 1114 empêche la conclusion du contrat et n’oblige pas à compenser « la perte des avantages attendus » ; la PROMESSE UNILATÉRALE de l’article 1124, révoquée pendant le délai d’option, ne fait pas obstacle à la formation du contrat. Le titre du document suit votre choix.

Le délai de réponse, et ce que coûte son absence

Ne pas fixer de date ne libère pas l’employeur : l’article 1116 lui substitue « un délai raisonnable » qu’un juge appréciera. Le modèle calcule la date de caducité quand vous en fixez une, et vous dit ce que vous perdez quand vous n’en fixez pas.

La période d’essai ne se présume pas

L’article L. 1221-23 exige qu’elle soit stipulée « dans la lettre d’engagement ou le contrat de travail » — la loi nomme donc ce papier. Le modèle calcule le plafond de votre catégorie (article L. 1221-19) et, pour un CDD, le plafond en JOURS de l’article L. 1242-10.

Un CDD promis sans motif n’est pas un CDD

L’article L. 1242-12 est sans appel : à défaut de définition précise du motif, le contrat « est réputé conclu pour une durée indéterminée ». Le modèle le signale au lieu de laisser une ligne vide.

La caducité que personne n’écrit

L’article 1117 rend l’offre caduque « en cas d’incapacité ou de décès de son auteur, ou de décès de son destinataire ». Le décès du candidat y met fin autant que celui de l’employeur, et le document le dit.

Généré avec l’IA

Décrivez le poste, le salaire et la date d’entrée au copilote, et il remplit la promesse pour vous.

Comment ça marche

1
Choisissez le modèle

Partez de cette promesse d’embauche, bâtie sur les articles 1113 à 1124 du code civil et sur le code du travail.

2
Personnalisez avec l’IA

Remplissez les champs ou demandez les modifications au copilote.

3
Téléchargez et remettez

Générez le PDF, signez-le et remettez-le au candidat, qui le retourne revêtu de la mention « Bon pour accord ».

Ce que contient la promesse

L’employeur, son SIRET, son représentant et son adresse
Le candidat et son adresse — le destinataire au sens de l’article 1114
La nature de l’engagement : offre de contrat de travail ou promesse unilatérale
Le délai de réponse, avec la date de caducité calculée et un contrôle de cohérence des dates
Le poste, la catégorie professionnelle, le lieu de travail et la convention collective applicable
La nature du contrat promis : CDI, ou CDD avec son terme et son motif de recours
La date d’entrée en fonction et la fenêtre de la déclaration préalable à l’embauche
La rémunération brute, sa périodicité et la durée du travail
La période d’essai expressément stipulée, son plafond légal et son éventuel renouvellement
La formation du contrat, l’acceptation non conforme et la caducité
Note juridique, lieu, date, signature de l’employeur et mention « Bon pour accord » du candidat
OFFRE DE CONTRAT DE TRAVAIL
Bordeaux, le 25 septembre 2026

Atelier Rivoli SAS, dont le siège est situé 24 rue de la Fonderie, 33000 Bordeaux, immatriculée sous le numéro SIRET 812 456 789 00027, représentée par Sophie Marchand, présidente, ci-après « l’Employeur »,

à Julien Perrault, demeurant 9 allée des Tilleuls, 33200 Bordeaux, ci-après « le Candidat ».

ARTICLE 1 — NATURE DE L’ENGAGEMENT La présente offre est une OFFRE DE CONTRAT DE TRAVAIL au sens de l’article 1114 du code civil, applicable au contrat de travail par le renvoi de l’article L. 1221-1 du code du travail, aux termes duquel « le contrat de travail est soumis aux règles du droit commun ». L’article 1114 définit l’offre comme la proposition qui « comprend les éléments essentiels du contrat envisagé et exprime la volonté de son auteur d’être lié en cas d’acceptation », et ajoute qu'« à défaut, il y a seulement invitation à entrer en négociation » : c’est pourquoi le poste, la rémunération et la date d’entrée en fonction figurent ci-après. LA CONSÉQUENCE D’UN RETRAIT N’EST PAS CELLE D’UNE PROMESSE UNILATÉRALE, et c’est la différence que ce document énonce expressément. L’article 1116 interdit de rétracter l’offre avant l’expiration du délai, mais son deuxième alinéa précise que « la rétractation de l’offre en violation de cette interdiction EMPÊCHE LA CONCLUSION DU CONTRAT », et son troisième alinéa que la responsabilité encourue n’oblige pas son auteur « à compenser la perte des avantages attendus du contrat ». Autrement dit : un retrait fautif ne fait pas naître le contrat de travail et n’ouvre pas droit au salaire attendu.

ARTICLE 2 — DÉLAI DE RÉPONSE Le Candidat dispose, pour accepter l’offre, d’un délai expirant le 9 octobre 2026, soit 14 jours à compter du présent document. Ce délai est celui que l’article 1116 du code civil appelle « le délai fixé par son auteur » : jusqu’à son expiration, l’Employeur ne peut se rétracter. Passé ce terme, l’article 1117 du code civil rend la présente offre CADUQUE de plein droit, sans qu’aucune formalité soit nécessaire.

ARTICLE 3 — EMPLOI PROMIS L’emploi proposé est celui de Responsable de production, relevant de la catégorie des cadres. Il sera exercé 24 rue de la Fonderie, 33000 Bordeaux. La convention collective applicable est Convention collective nationale des industries de l’habillement ; ses stipulations s’appliqueront au contrat de travail et l’emporteront sur celui-ci lorsqu’elles seront plus favorables au Candidat, notamment quant à la classification, au minimum conventionnel et à la durée de la période d’essai. La catégorie professionnelle n’est pas une formalité : c’est elle qui commande les plafonds d’essai des articles L. 1221-19 et L. 1221-21 du code du travail, rappelés ci-après.

ARTICLE 4 — NATURE ET DURÉE DU CONTRAT PROMIS Le contrat de travail promis sera un CONTRAT À DURÉE INDÉTERMINÉE. L’article L. 1221-2 du code du travail rappelle qu’il « est la forme normale et générale de la relation de travail », le contrat à durée déterminée n’étant licite que dans les cas énumérés au titre IV du livre II. Le contrat de travail à durée indéterminée n’a pas de terme et ne prendra fin que dans les conditions prévues par le code du travail.

ARTICLE 5 — DATE D’ENTRÉE EN FONCTION L’entrée en fonction est prévue le 2 novembre 2026, sous réserve de l’accomplissement des formalités préalables à l’embauche. L’article L. 1221-10 du code du travail dispose que « l’embauche d’un salarié ne peut intervenir qu’APRÈS déclaration nominative accomplie par l’employeur auprès des organismes de protection sociale désignés à cet effet », et l’article R. 1221-4 ferme la fenêtre par l’autre bout : cette déclaration « est adressée AU PLUS TÔT DANS LES HUIT JOURS PRÉCÉDANT la date prévisible de l’embauche », soit, pour la date ci-dessus, à compter du 25 octobre 2026. Le 4° de l’article R. 1221-1 exige en outre que cette déclaration mentionne « la nature, la durée du contrat ainsi que LA DURÉE DE LA PÉRIODE D’ESSAI ÉVENTUELLE » : c’est une raison de plus pour que l’essai soit arrêté dès le présent document.

ARTICLE 6 — RÉMUNÉRATION La rémunération brute proposée est de 3 450,00 €, versée selon une périodicité mensuelle, sur douze mois, pour une durée de travail de 35 heures par semaine. Elle ne peut être inférieure ni au salaire minimum de croissance ni au minimum fixé par la convention collective applicable, lorsque celui-ci est plus favorable. La rémunération est l’un des « éléments essentiels » que l’article 1114 du code civil exige de la présente offre : une proposition qui ne la chiffre pas n’est, selon l’article 1114, qu’une « invitation à entrer en négociation ».

ARTICLE 7 — PÉRIODE D’ESSAI Une période d’essai de 4 mois est EXPRESSÉMENT STIPULÉE, comme l’exige l’article L. 1221-23 du code du travail, aux termes duquel « la période d’essai et la possibilité de la renouveler ne se présument pas » et sont « expressément stipulées dans la lettre d’engagement ou le contrat de travail ». Le Candidat relevant de la catégorie des cadres, l’article L. 1221-19 plafonne l’essai d’un contrat à durée indéterminée à quatre mois. Ces durées ont un caractère impératif (article L. 1221-22), à la seule exception de durées PLUS COURTES fixées par un accord collectif conclu après la loi n° 2008-596 du 25 juin 2008 ou par la lettre d’engagement elle-même. Sur la base de la date d’entrée en fonction, cet essai prendrait fin le 2 mars 2027. Aucun renouvellement n’est stipulé : l’article L. 1221-23 précise que « la possibilité de la renouveler » ne se présume pas davantage que l’essai lui-même.

ARTICLE 8 — FORMATION DU CONTRAT L’article 1113 du code civil dispose que « le contrat est formé par la rencontre d’une offre et d’une acceptation par lesquelles les parties manifestent leur volonté de s’engager ». L’acceptation du Candidat, dans le délai prévu à l’article 2, formera donc le contrat de travail. L’article 1118 ajoute que « l’acceptation non conforme à l’offre est dépourvue d’effet, sauf à constituer une offre nouvelle » : une réponse qui modifierait le poste, la rémunération ou la date d’entrée en fonction ne vaudrait pas acceptation, mais proposition nouvelle que l’Employeur resterait libre d’accepter ou non. La présente offre ne remplace pas le contrat de travail, qui sera régularisé au plus tard lors de l’entrée en fonction.

ARTICLE 9 — CADUCITÉ L’article 1117 du code civil énonce trois causes de caducité, et la troisième surprend souvent : la présente offre est caduque à l’expiration du délai fixé ou, à défaut, à l’issue d’un délai raisonnable, et elle l’est « également en cas d’incapacité ou de décès de son auteur, ou de décès de son destinataire ». Le décès du CANDIDAT met donc fin à l’engagement au même titre que celui de l’auteur. L’article 1115 ajoute, pour l’hypothèse inverse, que l’offre « peut être librement rétractée TANT QU’ELLE N’EST PAS PARVENUE à son destinataire » : c’est la réception, et non la signature, qui ferme la porte du retrait libre.


Le Candidat est invité à retourner un exemplaire du présent document revêtu de sa signature et de la mention manuscrite « Bon pour accord », avant le 9 octobre 2026.

Fait à Bordeaux, le 25 septembre 2026
L’Employeur
Signature : Sophie Marchand, présidente
Le Candidat — « Bon pour accord »
Signature : Julien Perrault

Questions fréquentes

Ce modèle de promesse d’embauche est-il vraiment gratuit ?

Oui. Vous remplissez la promesse, vous l’adaptez et vous la téléchargez en PDF sans payer et sans créer de compte.

Puis-je modifier le modèle, ou seulement remplir les champs ?

Les deux. Vous changez chaque champ vous-même, et vous pouvez demander une modification au copilote en langage courant. Certaines choses ne bougent pas, parce qu’elles ne dépendent pas de vous : le titre du document suit la nature de l’engagement que vous avez choisie, le plafond de la période d’essai est fixé par l’article L. 1221-19 du code du travail, et la conséquence d’une rétractation est écrite dans le code civil.

Puis-je télécharger la promesse d’embauche en PDF ?

Oui. Vous obtenez un PDF prêt à imprimer, produit à partir des mêmes données que l’aperçu : vous imprimez exactement ce que vous avez relu.

Comment remettre la promesse d’embauche au candidat ?

En main propre, par courriel ou par lettre recommandée — la loi n’impose aucune forme. Retenez tout de même l’article 1115 du code civil : l’offre « peut être librement rétractée tant qu’elle n’est pas parvenue à son destinataire ». C’est donc la RÉCEPTION, et non votre signature, qui ferme la porte du retrait libre, et c’est une raison de conserver la preuve de l’envoi. Demandez au candidat de vous retourner un exemplaire signé portant la mention manuscrite « Bon pour accord ».

Une promesse d’embauche remplie soi-même est-elle juridiquement valable ?

Oui. Aucun texte n’impose de formulaire, de notaire ni d’enregistrement, et l’article L. 1221-1 du code du travail dit même que le contrat de travail « peut être établi selon les formes que les parties contractantes décident d’adopter ». Ce qui donne sa valeur au document, c’est ce qu’il ÉNONCE : l’article 1114 du code civil exige que la proposition comprenne « les éléments essentiels du contrat envisagé » et exprime la volonté de son auteur d’être lié — à défaut, ajoute-t-il, « il y a seulement invitation à entrer en négociation ». C’est pourquoi ce modèle impose le poste, la rémunération et la date d’entrée en fonction.

Ce modèle est-il utilisable partout en France ?

Oui. Le code civil et le code du travail sont nationaux : le modèle sert à Paris comme à Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Lille, Nantes, Strasbourg, Rennes ou Montpellier. Vérifiez seulement la convention collective applicable à votre entreprise : elle peut prévoir une période d’essai plus courte, et elle l’emporte lorsqu’elle est plus favorable au salarié.

Quelle est la différence entre une offre de contrat de travail et une promesse d’embauche ?

C’est la question que pose la moitié de la première page de Google, et le code civil y répond en deux articles. L’OFFRE (article 1114) est la proposition qui comprend les éléments essentiels du contrat et exprime la volonté de son auteur d’être lié en cas d’acceptation. Si l’employeur la retire avant l’expiration du délai, l’article 1116 précise que cette rétractation « empêche la conclusion du contrat » ; il n’y a donc pas de contrat de travail, seulement une responsabilité extracontractuelle qui, dit le même alinéa, n’oblige pas son auteur « à compenser la perte des avantages attendus du contrat ». La PROMESSE UNILATÉRALE (article 1124) est au contraire un contrat par lequel le promettant accorde au bénéficiaire « le droit d’opter » ; et sa révocation pendant le temps laissé pour opter « n’empêche pas la formation du contrat promis ». Le même papier, la même signature, deux résultats opposés.

Puis-je revenir sur une promesse d’embauche ?

Cela dépend de laquelle vous avez signée, et c’est tout l’enjeu du premier champ de ce modèle. Tant que le document n’est PAS PARVENU au candidat, l’article 1115 du code civil vous laisse le rétracter librement. Une fois reçu, l’article 1116 vous interdit de rétracter une OFFRE avant l’expiration du délai que vous avez fixé ou, à défaut, d’un délai raisonnable — mais la rétractation, même fautive, empêche la conclusion du contrat. Pour une PROMESSE UNILATÉRALE, l’article 1124 dit l’inverse : la révocation pendant le délai d’option n’empêche pas la formation du contrat promis, et son troisième alinéa rend NUL « le contrat conclu en violation de la promesse unilatérale avec un tiers qui en connaissait l’existence ». Les conséquences exactes d’un retrait fautif relèvent de l’appréciation du juge : nous ne les chiffrons pas.

Faut-il indiquer une date limite de réponse ?

Ce n’est pas obligatoire, mais c’est dans votre intérêt, et l’intuition contraire est répandue. Ne pas fixer de date ne vous laisse pas libre : l’article 1116 du code civil vous interdit de rétracter « avant l’expiration du délai fixé par son auteur ou, à défaut, l’issue d’un délai raisonnable », et l’article 1117 fait jouer la caducité selon la même alternative. Sans date, vous remplacez donc un terme que vous maîtrisez par une durée appréciée au regard des circonstances. Le modèle calcule la date de caducité lorsque vous en indiquez une, et vous avertit lorsque vous n’en indiquez pas.

La période d’essai doit-elle figurer dans la promesse d’embauche ?

Oui, si vous en voulez une — et c’est le point que ce document a de plus décisif. L’article L. 1221-23 du code du travail dispose que « la période d’essai et la possibilité de la renouveler ne se présument pas » et qu’elles sont « expressément stipulées dans la lettre d’engagement ou le contrat de travail ». La loi nomme donc cet écrit comme l’un des deux seuls où l’essai peut naître. Sa durée maximale dépend de la catégorie : l’article L. 1221-19 la fixe à deux mois pour les ouvriers et employés, trois pour les agents de maîtrise et techniciens, quatre pour les cadres, et l’article L. 1221-21 porte le total, renouvellement compris, à quatre, six et huit — le renouvellement n’étant possible qu’une fois et seulement si un accord de branche étendu le prévoit. Ces durées sont impératives (article L. 1221-22), à la seule exception de durées PLUS COURTES.

La règle est-elle la même pour un CDD ?

Non, et la confusion est fréquente. Pour un contrat à durée déterminée, l’article L. 1242-10 calcule la période d’essai « à raison d’un jour par semaine, dans la limite de deux semaines lorsque la durée initialement prévue au contrat est au plus égale à six mois et d’un mois dans les autres cas » ; les plafonds en mois des articles L. 1221-19 et L. 1221-21 ne s’appliquent pas. Le modèle calcule ce plafond en jours à partir des deux dates du contrat promis. Attention également à l’article L. 1242-12 : le CDD « est établi par écrit et comporte la définition précise de son motif », faute de quoi « il est réputé conclu pour une durée indéterminée ».

Dois-je déclarer l’embauche, et quand ?

Oui, et la fenêtre est étroite des deux côtés. L’article L. 1221-10 du code du travail dispose que l’embauche « ne peut intervenir qu’après déclaration nominative accomplie par l’employeur auprès des organismes de protection sociale désignés à cet effet », et l’article R. 1221-4 ajoute que cette déclaration « est adressée au plus tôt dans les huit jours précédant la date prévisible de l’embauche ». Le modèle calcule ce premier jour à partir de la date d’entrée en fonction. Notez le lien avec la période d’essai : le 4° de l’article R. 1221-1 exige que la déclaration porte « la nature, la durée du contrat ainsi que la durée de la période d’essai éventuelle » pour les CDI et les CDD dont le terme excède six mois — l’essai doit donc être arrêté avant l’embauche, c’est-à-dire au stade de ce document. La déclaration elle-même est un service de l’administration : elle s’effectue auprès de l’URSSAF et non sur cette page.

Une promesse d’embauche remplace-t-elle le contrat de travail ?

Non. L’article 1113 du code civil dispose que « le contrat est formé par la rencontre d’une offre et d’une acceptation », mais un contrat de travail formé reste à rédiger, et pour un CDD l’écrit est OBLIGATOIRE : l’article L. 1242-12 l’impose, et l’article L. 1242-13 exige qu’il soit transmis au salarié au plus tard dans les deux jours ouvrables suivant l’embauche. Attention aussi à l’article 1118 : « l’acceptation non conforme à l’offre est dépourvue d’effet, sauf à constituer une offre nouvelle » — un candidat qui renvoie le document en modifiant le salaire ou la date n’a pas accepté, il a proposé autre chose.

Le candidat peut-il se servir de ce document auprès d’une banque ou d’un bailleur ?

C’est l’usage le plus fréquent, et il ne change rien à la nature du document : une promesse d’embauche atteste d’un engagement pris, non d’un emploi en cours. Un bailleur ou un établissement de crédit qui demande un justificatif de situation professionnelle peut l’accepter, mais il reste libre de demander autre chose — un contrat signé, un bulletin de paie, une attestation d’emploi. N’écrivez jamais dans ce document une situation qui n’existe pas : le candidat s’exposerait, et vous avec lui.

Écrit par: Thorben Rasmus IdelRelu par: Nahar GevaMis à jour · 25/09/2026

Sources : code civil — article 1113 (le contrat est formé par la rencontre d’une offre et d’une acceptation), article 1114 (définition de l’offre ; à défaut, invitation à entrer en négociation), article 1115 (rétractation libre tant que l’offre n’est pas parvenue à son destinataire), article 1116 (interdiction de rétracter avant l’expiration du délai fixé ou, à défaut, d’un délai raisonnable ; la rétractation empêche la conclusion du contrat ; responsabilité extracontractuelle sans compensation de la perte des avantages attendus), article 1117 (caducité à l’expiration du délai, en cas d’incapacité ou de décès de son auteur ou de décès de son destinataire), article 1118 (l’acceptation non conforme est dépourvue d’effet) et article 1124 (promesse unilatérale ; la révocation pendant le délai d’option n’empêche pas la formation du contrat promis ; nullité du contrat conclu avec un tiers qui connaissait la promesse). Code du travail — article L. 1221-1 (le contrat de travail est soumis aux règles du droit commun), article L. 1221-2 (le contrat à durée indéterminée est la forme normale et générale de la relation de travail), article L. 1221-10 et article R. 1221-4 (déclaration préalable à l’embauche, adressée au plus tôt dans les huit jours précédant l’embauche), article R. 1221-1, 4° (mentions de la déclaration, dont la durée de la période d’essai éventuelle), articles L. 1221-19, L. 1221-21, L. 1221-22 et L. 1221-23 (durées maximales de l’essai par catégorie, renouvellement unique subordonné à un accord de branche étendu, caractère impératif et stipulation expresse dans la lettre d’engagement ou le contrat de travail), articles L. 1221-25 et L. 1221-26 (délais de prévenance), article L. 1242-10 (période d’essai du contrat à durée déterminée), article L. 1242-12 (écrit et définition précise du motif, à défaut contrat réputé à durée indéterminée) et article L. 1242-13 (transmission dans les deux jours ouvrables suivant l’embauche). Textes consultés le 25 septembre 2026 : le code du travail dans la version en vigueur publiée par le Code du travail numérique (code.travail.gouv.fr), le code civil dans la version consolidée publiée en données ouvertes par la Direction de l’information légale et administrative (base LEGI). Ce modèle n’énonce aucun montant de salaire minimum, aucun minimum conventionnel, aucun taux et aucune jurisprudence.

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