Aller au contenu
Formularia.ai
Quittances et reçus · Modèle

Quittance de loyer

La quittance de loyer est le document par lequel le bailleur atteste que le loyer et les charges d’une période ont été payés : l’article 21 de la loi du 6 juillet 1989 l’oblige à la transmettre gratuitement au locataire qui la demande, avec le détail des sommes en distinguant le loyer et les charges. Ce modèle la rédige et tranche seul la question que les feuilles vierges laissent au lecteur : si le versement ne couvre pas tout ce qui était dû, le même article impose un REÇU et non une quittance, et le document change alors de titre en indiquant le solde restant. Remplissez-le, relisez-le et téléchargez-le en PDF.

Aperçu
QUITTANCE DE LOYER
Lyon, le 15 septembre 2026
ENTRE LES SOUSSIGNÉS

Claire Berthier, demeurant 12 rue des Cordeliers, 69001 Lyon, ci-après LE BAILLEUR.

Maxime Delaunay, ci-après LE LOCATAIRE.

Le logement objet du bail est situé 48 avenue Jean Jaurès, 69007 Lyon. Désignation : Appartement de type T2, 44 m², 3e étage, lot n° 14, avec une cave. Il est donné à bail en location vide (non meublée), suivant contrat de location du 1er septembre 2024.


ARTICLE 1ER — PÉRIODE QUITTANCÉE La présente quittance porte sur la période allant du 1er septembre 2026 au 30 septembre 2026 inclus. Elle ne couvre aucune autre période : les termes antérieurs et postérieurs font l’objet, le cas échéant, de documents distincts.

ARTICLE 2 — DÉTAIL DES SOMMES Le bailleur a reçu, au titre de la période indiquée à l’article 1er, les sommes détaillées ci-dessous.

• Loyer hors charges : 742,50 €

• Charges (provision pour charges) : 65,00 €

• TOTAL DÛ POUR LA PÉRIODE : 807,50 €

• dont aide au logement versée directement au bailleur : 198,40 €

• Somme versée par le locataire par virement bancaire le 3 septembre 2026 : 609,10 €

Ce détail n’est pas une présentation de confort : l’alinéa 2 de l’article 21 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 dispose que « la quittance porte le détail des sommes versées par le locataire EN DISTINGUANT LE LOYER ET LES CHARGES ». Une quittance qui n’annonce qu’un total ne satisfait pas l’article. Ces deux postes sont les seuls que la loi fasse figurer aujourd’hui : le DROIT DE BAIL, que la rédaction antérieure à 2009 faisait distinguer et que des modèles anciens portent encore, ne figure plus dans la liste de l’article.

ARTICLE 3 — EFFET DE LA PRÉSENTE QUITTANCE Le bailleur reconnaît avoir reçu du locataire la totalité des sommes dues au titre du loyer et des charges pour la période indiquée à l’article 1er, et lui en donne QUITTANCE. La présente quittance vaut preuve du paiement de ces sommes et de ces sommes seulement : elle ne porte que sur la période quittancée, ne vaut pas quittance des termes antérieurs et ne comporte aucune renonciation du bailleur à ce qui pourrait rester dû à un autre titre, notamment au titre de la régularisation annuelle des charges.

ARTICLE 4 — RÉGIME DES CHARGES La somme appelée au titre des charges est une PROVISION et non un solde définitif. L’article 23 de la loi du 6 juillet 1989 fait des charges récupérables des sommes « exigibles SUR JUSTIFICATION » et impose, lorsqu’elles donnent lieu à provisions, une RÉGULARISATION ANNUELLE. Un mois au moins avant celle-ci, le bailleur communique au locataire le décompte par nature de charges et, dans les immeubles collectifs, le mode de répartition entre les locataires ; pendant SIX MOIS à compter de l’envoi de ce décompte, les pièces justificatives sont tenues à la disposition des locataires dans des conditions normales, et le récapitulatif est transmis au locataire qui le demande, par voie dématérialisée ou postale. Le même article ajoute une règle qui protège le locataire et que l’on rencontre rarement écrite : « Lorsque la régularisation des charges n’a pas été effectuée AVANT LE TERME DE L’ANNÉE CIVILE SUIVANT l’année de leur exigibilité, le paiement par le locataire est effectué PAR DOUZIÈME, s’il en fait la demande. » Un rattrapage tardif peut donc être étalé sur douze mois à la demande du locataire.

ARTICLE 5 — RÉVISION DU LOYER Le loyer hors charges quittancé ci-dessus tient compte de la révision annuelle prévue au contrat de location : il passe de 727,80 € à 742,50 €, soit une variation de 14,70 €, avec prise d’effet le 1er septembre 2026. La présente quittance vaut manifestation par le bailleur de sa volonté d’appliquer cette révision, au sens du troisième alinéa du I de l’article 17-1 de la loi du 6 juillet 1989, qui lui laisse pour cela UN AN à compter de la date de prise d’effet — soit jusqu’au 1er septembre 2027. Passé ce délai le bailleur serait réputé avoir renoncé au bénéfice de la clause pour l’année écoulée. Le deuxième alinéa du I plafonne par ailleurs la variation à la hausse sur l’INDICE DE RÉFÉRENCE DES LOYERS publié chaque trimestre par l’INSEE : le présent document n’en reproduit aucune valeur, car l’indice change chaque trimestre et le trimestre de référence est celui que fixe votre bail.

ARTICLE 6 — GRATUITÉ ET DEMANDE La présente quittance est délivrée GRATUITEMENT. Le premier alinéa de l’article 21 de la loi du 6 juillet 1989 dispose que « le bailleur ou son mandataire est tenu de transmettre GRATUITEMENT une quittance au locataire QUI EN FAIT LA DEMANDE », et son troisième alinéa va plus loin que la seule quittance : « Aucuns frais liés à la gestion de l’AVIS D’ÉCHÉANCE ou de la quittance ne peuvent être facturés au locataire. » L’avis d’échéance — la demande de paiement adressée avant le terme — n’est pas le même document que la présente quittance, et il est lui aussi gratuit. Le p) de l’article 4 de la même loi ferme la voie contractuelle : est RÉPUTÉE NON ÉCRITE toute clause « qui fait supporter au locataire des frais de relance ou d’expédition de la quittance ». Une clause du bail prévoyant de tels frais est donc sans effet, sans qu’il soit besoin de la faire annuler. La quittance se délivre par ailleurs À LA DEMANDE du locataire : la loi n’impose pas de l’adresser spontanément chaque mois, mais elle ne permet pas de la refuser à qui la demande.

ARTICLE 7 — REMISE La présente quittance est remise au locataire SUR SUPPORT PAPIER. Le bailleur ne peut l’adresser par voie dématérialisée qu’avec l’ACCORD EXPRÈS du locataire, que le quatrième alinéa de l’article 21 de la loi du 6 juillet 1989 exige en toutes lettres : « Avec l’accord exprès du locataire, le bailleur peut procéder à la transmission dématérialisée de la quittance. » Un envoi par courriel sans cet accord ne satisfait donc pas l’obligation de délivrance, quand bien même le locataire disposerait d’une adresse électronique connue du bailleur.


Conservez ce document : c’est la preuve du paiement de votre loyer, et il vous sera demandé par la plupart des organismes qui exigent un justificatif de domicile ou de situation locative.

Fait à Lyon, le 15 septembre 2026
Le bailleur
Signature : Claire Berthier
GratuitModifiableTéléchargement PDFSans inscription

Pourquoi utiliser ce modèle

Quittance ou reçu, calculé sur vos chiffres

Le dernier alinéa de l’article 21 impose un REÇU lorsque le paiement est partiel. Le modèle additionne loyer et charges, tient compte de l’aide au logement versée au bailleur, et retitre le document au lieu de vous laisser signer une quittance que la loi ne permet pas.

Le détail que la loi exige

L’article 21 veut le détail des sommes « en distinguant le loyer et les charges ». Le modèle imprime les deux postes séparément — et pas de ligne « droit de bail », sortie de la liste de l’article en 2009 et pourtant encore présente sur des modèles qui circulent.

La gratuité, dans ses deux dimensions

L’article 21 interdit de facturer des frais de gestion de la quittance ET de l’avis d’échéance ; le p) de l’article 4 rend « réputée non écrite » toute clause du bail qui ferait supporter au locataire des frais de relance ou d’expédition.

Le délai d’un an que les bailleurs oublient

Une quittance qui porte un loyer révisé vaut manifestation de volonté. L’article 17-1 laisse UN AN à compter de la prise d’effet ; au-delà, le bailleur est réputé avoir renoncé pour l’année écoulée. Le modèle calcule la date limite et le dit.

Provision ou forfait, sans confusion

Le forfait de charges n’existe qu’en colocation et en meublé. Sur une location vide, la somme reste une provision soumise à la régularisation annuelle de l’article 23 — le modèle le signale au lieu de recopier le mot que vous avez choisi.

Généré avec l’IA

Décrivez la période et le paiement au copilote, et il remplit la quittance pour vous.

Comment ça marche

1
Choisissez le modèle

Partez de cette quittance de loyer, conforme à la loi du 6 juillet 1989.

2
Personnalisez avec l’IA

Remplissez les champs ou demandez les modifications au copilote.

3
Téléchargez et remettez

Générez le PDF, signez-le et remettez-le au locataire — sur papier, ou par courriel s’il a donné son accord exprès.

Ce que contient la quittance

Le bailleur, ou son mandataire agissant pour son compte — l’article 21 vise les deux
Le locataire, et le logement quittancé avec sa désignation et la date du bail
La période quittancée, avec un contrôle de cohérence des deux dates
Le détail des sommes en distinguant le loyer et les charges, comme l’exige l’article 21
L’aide au logement versée directement au bailleur, pour que le reste à charge ne se lise pas comme un impayé
La somme versée, sa date et son mode de paiement
L’effet du document : quittance des sommes dues, ou reçu avec le solde restant
Le régime des charges : provision et régularisation annuelle (article 23), ou forfait (articles 8-1 et 25-10)
La révision annuelle du loyer et le délai d’un an de l’article 17-1
La gratuité de la quittance et de l’avis d’échéance (article 21 et p) de l’article 4)
Le mode de remise, papier ou dématérialisé avec l’accord exprès du locataire
Note juridique, lieu, date et signature du bailleur
QUITTANCE DE LOYER
Lyon, le 15 septembre 2026
ENTRE LES SOUSSIGNÉS

Claire Berthier, demeurant 12 rue des Cordeliers, 69001 Lyon, ci-après LE BAILLEUR.

Maxime Delaunay, ci-après LE LOCATAIRE.

Le logement objet du bail est situé 48 avenue Jean Jaurès, 69007 Lyon. Désignation : Appartement de type T2, 44 m², 3e étage, lot n° 14, avec une cave. Il est donné à bail en location vide (non meublée), suivant contrat de location du 1er septembre 2024.


ARTICLE 1ER — PÉRIODE QUITTANCÉE La présente quittance porte sur la période allant du 1er septembre 2026 au 30 septembre 2026 inclus. Elle ne couvre aucune autre période : les termes antérieurs et postérieurs font l’objet, le cas échéant, de documents distincts.

ARTICLE 2 — DÉTAIL DES SOMMES Le bailleur a reçu, au titre de la période indiquée à l’article 1er, les sommes détaillées ci-dessous.

• Loyer hors charges : 742,50 €

• Charges (provision pour charges) : 65,00 €

• TOTAL DÛ POUR LA PÉRIODE : 807,50 €

• dont aide au logement versée directement au bailleur : 198,40 €

• Somme versée par le locataire par virement bancaire le 3 septembre 2026 : 609,10 €

Ce détail n’est pas une présentation de confort : l’alinéa 2 de l’article 21 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 dispose que « la quittance porte le détail des sommes versées par le locataire EN DISTINGUANT LE LOYER ET LES CHARGES ». Une quittance qui n’annonce qu’un total ne satisfait pas l’article. Ces deux postes sont les seuls que la loi fasse figurer aujourd’hui : le DROIT DE BAIL, que la rédaction antérieure à 2009 faisait distinguer et que des modèles anciens portent encore, ne figure plus dans la liste de l’article.

ARTICLE 3 — EFFET DE LA PRÉSENTE QUITTANCE Le bailleur reconnaît avoir reçu du locataire la totalité des sommes dues au titre du loyer et des charges pour la période indiquée à l’article 1er, et lui en donne QUITTANCE. La présente quittance vaut preuve du paiement de ces sommes et de ces sommes seulement : elle ne porte que sur la période quittancée, ne vaut pas quittance des termes antérieurs et ne comporte aucune renonciation du bailleur à ce qui pourrait rester dû à un autre titre, notamment au titre de la régularisation annuelle des charges.

ARTICLE 4 — RÉGIME DES CHARGES La somme appelée au titre des charges est une PROVISION et non un solde définitif. L’article 23 de la loi du 6 juillet 1989 fait des charges récupérables des sommes « exigibles SUR JUSTIFICATION » et impose, lorsqu’elles donnent lieu à provisions, une RÉGULARISATION ANNUELLE. Un mois au moins avant celle-ci, le bailleur communique au locataire le décompte par nature de charges et, dans les immeubles collectifs, le mode de répartition entre les locataires ; pendant SIX MOIS à compter de l’envoi de ce décompte, les pièces justificatives sont tenues à la disposition des locataires dans des conditions normales, et le récapitulatif est transmis au locataire qui le demande, par voie dématérialisée ou postale. Le même article ajoute une règle qui protège le locataire et que l’on rencontre rarement écrite : « Lorsque la régularisation des charges n’a pas été effectuée AVANT LE TERME DE L’ANNÉE CIVILE SUIVANT l’année de leur exigibilité, le paiement par le locataire est effectué PAR DOUZIÈME, s’il en fait la demande. » Un rattrapage tardif peut donc être étalé sur douze mois à la demande du locataire.

ARTICLE 5 — RÉVISION DU LOYER Le loyer hors charges quittancé ci-dessus tient compte de la révision annuelle prévue au contrat de location : il passe de 727,80 € à 742,50 €, soit une variation de 14,70 €, avec prise d’effet le 1er septembre 2026. La présente quittance vaut manifestation par le bailleur de sa volonté d’appliquer cette révision, au sens du troisième alinéa du I de l’article 17-1 de la loi du 6 juillet 1989, qui lui laisse pour cela UN AN à compter de la date de prise d’effet — soit jusqu’au 1er septembre 2027. Passé ce délai le bailleur serait réputé avoir renoncé au bénéfice de la clause pour l’année écoulée. Le deuxième alinéa du I plafonne par ailleurs la variation à la hausse sur l’INDICE DE RÉFÉRENCE DES LOYERS publié chaque trimestre par l’INSEE : le présent document n’en reproduit aucune valeur, car l’indice change chaque trimestre et le trimestre de référence est celui que fixe votre bail.

ARTICLE 6 — GRATUITÉ ET DEMANDE La présente quittance est délivrée GRATUITEMENT. Le premier alinéa de l’article 21 de la loi du 6 juillet 1989 dispose que « le bailleur ou son mandataire est tenu de transmettre GRATUITEMENT une quittance au locataire QUI EN FAIT LA DEMANDE », et son troisième alinéa va plus loin que la seule quittance : « Aucuns frais liés à la gestion de l’AVIS D’ÉCHÉANCE ou de la quittance ne peuvent être facturés au locataire. » L’avis d’échéance — la demande de paiement adressée avant le terme — n’est pas le même document que la présente quittance, et il est lui aussi gratuit. Le p) de l’article 4 de la même loi ferme la voie contractuelle : est RÉPUTÉE NON ÉCRITE toute clause « qui fait supporter au locataire des frais de relance ou d’expédition de la quittance ». Une clause du bail prévoyant de tels frais est donc sans effet, sans qu’il soit besoin de la faire annuler. La quittance se délivre par ailleurs À LA DEMANDE du locataire : la loi n’impose pas de l’adresser spontanément chaque mois, mais elle ne permet pas de la refuser à qui la demande.

ARTICLE 7 — REMISE La présente quittance est remise au locataire SUR SUPPORT PAPIER. Le bailleur ne peut l’adresser par voie dématérialisée qu’avec l’ACCORD EXPRÈS du locataire, que le quatrième alinéa de l’article 21 de la loi du 6 juillet 1989 exige en toutes lettres : « Avec l’accord exprès du locataire, le bailleur peut procéder à la transmission dématérialisée de la quittance. » Un envoi par courriel sans cet accord ne satisfait donc pas l’obligation de délivrance, quand bien même le locataire disposerait d’une adresse électronique connue du bailleur.


Conservez ce document : c’est la preuve du paiement de votre loyer, et il vous sera demandé par la plupart des organismes qui exigent un justificatif de domicile ou de situation locative.

Fait à Lyon, le 15 septembre 2026
Le bailleur
Signature : Claire Berthier

Notions associées

Questions fréquentes

Ce modèle de quittance de loyer est-il vraiment gratuit ?

Oui. Vous remplissez la quittance, vous l’adaptez et vous la téléchargez en PDF sans payer et sans créer de compte.

Puis-je modifier le modèle, ou seulement remplir les champs ?

Les deux. Vous changez chaque champ vous-même, et vous pouvez demander une modification au copilote en langage courant. Certaines choses ne bougent pas, parce qu’elles ne dépendent pas de vous : le titre du document suit les chiffres et non votre préférence, la gratuité est imposée par l’article 21, et le détail en deux postes est la forme que cet article prescrit.

Puis-je télécharger la quittance en PDF ?

Oui. Vous obtenez un PDF prêt à imprimer, produit à partir des mêmes données que l’aperçu : vous imprimez exactement ce que vous avez relu.

Comment remettre la quittance au locataire ?

Sur papier, en la signant. Par courriel, seulement si le locataire a donné son ACCORD EXPRÈS : le quatrième alinéa de l’article 21 de la loi du 6 juillet 1989 ne permet la transmission dématérialisée qu’à cette condition. Un envoi par courriel sans cet accord ne vous décharge donc pas de l’obligation de délivrance, même si vous connaissez son adresse électronique. Cet accord porte sur le mode de transmission et peut être retiré.

Une quittance de loyer remplie soi-même est-elle juridiquement valable ?

Oui. La loi n’impose ni formulaire, ni notaire, ni enregistrement : elle impose un CONTENU. L’article 21 exige que la quittance porte le détail des sommes versées en distinguant le loyer et les charges, et qu’elle soit délivrée gratuitement. Ce qui donne sa valeur au document, c’est ce qu’il énonce et la signature du bailleur ou de son mandataire, pas sa présentation. C’est aussi ce qui explique son utilité juridique : l’article 1353 du code civil met sur celui « qui se prétend libéré » la charge de justifier le paiement, et un relevé bancaire prouve un virement sans prouver ce qu’il payait.

Ce modèle est-il utilisable partout en France ?

Oui. La loi du 6 juillet 1989 est une loi nationale : le modèle sert à Paris comme à Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Lille, Nantes, Strasbourg, Rennes ou Montpellier. Il vaut pour la résidence principale — location vide, meublée ou colocation. Il n’est pas destiné à un bail commercial, qui relève du code de commerce, ni à un bail rural.

Le bailleur est-il obligé de fournir une quittance chaque mois ?

Non, et c’est une nuance que presque toutes les pages effacent. L’article 21 dispose que le bailleur « est tenu de transmettre gratuitement une quittance au locataire QUI EN FAIT LA DEMANDE ». L’obligation naît donc de la demande ; elle n’impose pas un envoi spontané tous les mois. En revanche, une fois la demande faite, le bailleur ne peut ni la refuser, ni la facturer, ni la subordonner à quoi que ce soit.

Le locataire n’a payé qu’une partie du loyer : que faut-il lui remettre ?

Un reçu, pas une quittance — et le modèle le fait tout seul. Le dernier alinéa de l’article 21 est explicite : « si le locataire effectue un paiement partiel, le bailleur est tenu de délivrer un reçu ». La différence n’est pas formelle : une quittance atteste que la période est soldée, et en délivrer une pour une somme incomplète reviendrait à écrire que vous avez reçu ce que vous n’avez pas reçu. Notez d’ailleurs que rien ne vous obligeait à accepter ce paiement partiel : l’article 1342-4 du code civil dispose que « le créancier peut refuser un paiement partiel même si la prestation est divisible ». Mais dès lors que vous l’acceptez, le reçu est dû.

L’APL est versée directement au bailleur : quel montant faut-il quittancer ?

Le loyer et les charges en entier, en faisant apparaître à part l’aide versée au bailleur et la somme payée par le locataire. C’est ce que fait ce modèle, et ce n’est pas un détail de présentation : si l’on comparait le seul versement du locataire au loyer entier, un locataire parfaitement à jour apparaîtrait comme un payeur partiel et recevrait un reçu là où la loi veut une quittance. Le document montre les deux lignes, de sorte que le total et le reste à charge se lisent tous les deux.

Puis-je facturer des frais d’envoi de la quittance ?

Non, et deux textes s’y opposent séparément. Le troisième alinéa de l’article 21 dispose qu’« aucuns frais liés à la gestion de l’avis d’échéance ou de la quittance ne peuvent être facturés au locataire » — l’interdiction vise donc aussi l’avis d’échéance, qui est la demande de paiement envoyée avant le terme et non ce document-ci. Et le p) de l’article 4 de la même loi rend « réputée non écrite » toute clause du bail « qui fait supporter au locataire des frais de relance ou d’expédition de la quittance » : une telle clause est privée d’effet sans qu’il soit besoin de la faire annuler.

La quittance vaut-elle preuve que je n’ai plus rien à devoir ?

Elle prouve le paiement des sommes qu’elle énonce, pour la période qu’elle énonce — rien de plus. Elle ne vaut pas quittance des termes antérieurs et n’emporte aucune renonciation du bailleur à ce qui resterait dû à un autre titre, notamment au titre de la régularisation annuelle des charges de l’article 23. Si vous devez plusieurs termes et payez sans préciser lequel, l’article 1342-10 du code civil règle l’imputation : d’abord sur les dettes échues, puis sur celle que vous aviez le plus d’intérêt à acquitter, puis sur la plus ancienne. Mieux vaut donc l’indiquer.

Mes charges sont au forfait : dois-je régulariser ?

Cela dépend du bail, et c’est le seul point où ce modèle contredit ce que vous saisissez. Le forfait de charges n’existe que dans deux régimes : la colocation (2° du V de l’article 8-1) et la location meublée (2° de l’article 25-10). Là, le forfait « ne peut donner lieu à complément ou à régularisation ultérieure » — ni rappel pour le bailleur, ni remboursement pour le locataire. Sur une location vide, aucun de ces deux textes ne s’applique et seul joue l’article 23 : les charges sont des provisions et doivent faire l’objet d’une régularisation annuelle. Le modèle traite alors la somme comme une provision et vous le dit.

Le loyer a augmenté cette année : que doit dire la quittance ?

Elle doit porter le loyer révisé, et elle vaut alors manifestation de la volonté du bailleur d’appliquer la révision. Le troisième alinéa du I de l’article 17-1 laisse UN AN à compter de la date de prise d’effet pour manifester cette volonté ; à défaut, le bailleur « est réputé avoir renoncé au bénéfice de cette clause pour l’année écoulée », et l’alinéa suivant précise que la révision manifestée dans le délai « prend effet à compter de sa demande » — jamais rétroactivement. Le modèle calcule la date limite. Attention enfin au III de l’article 17-1 : dans un logement classé F ou G, la révision ne peut tout simplement pas être appliquée.

Une agence gère mon bien : qui signe la quittance ?

L’agence, pour votre compte, et c’est prévu par le texte lui-même : l’article 21 met l’obligation sur « le bailleur OU SON MANDATAIRE ». Le modèle prévoit ce cas : le mandataire est nommé, sa qualité indiquée, et la quittance précise qu’elle est délivrée au nom et pour le compte du bailleur. Elle engage alors le bailleur comme s’il l’avait signée lui-même. Et la gratuité vaut de la même façon : un mandataire ne peut pas facturer au locataire ce que le bailleur ne pourrait pas lui facturer.

Écrit par: Thorben Rasmus IdelRelu par: Nahar GevaMis à jour · 15/09/2026

Sources : loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs — article 21 (quittance délivrée gratuitement par le bailleur ou son mandataire au locataire qui en fait la demande ; détail des sommes en distinguant le loyer et les charges ; interdiction de facturer des frais de gestion de l’avis d’échéance ou de la quittance ; transmission dématérialisée avec l’accord exprès du locataire ; reçu obligatoire en cas de paiement partiel), article 4, p) (clause réputée non écrite faisant supporter au locataire des frais de relance ou d’expédition de la quittance), article 23 (charges récupérables exigibles sur justification, provisions et régularisation annuelle, décompte, pièces justificatives, paiement par douzième en cas de régularisation tardive), article 17-1 (révision annuelle, délai d’un an, absence d’effet rétroactif, interdiction dans les logements classés F ou G), article 8-1, V, 2° (forfait de charges en colocation) et article 25-10, 2° (forfait de charges en location meublée) ; code civil — articles 1342-4 (refus d’un paiement partiel), 1342-10 (imputation des paiements) et 1353 (charge de la preuve du paiement). Textes consultés le 15 septembre 2026 dans la version consolidée en vigueur publiée en données ouvertes par la Direction de l’information légale et administrative (base LEGI). Ce modèle n’énonce aucun montant d’indice, de plafond ni de barème.

Ce modèle est fourni à titre d’information générale uniquement et ne constitue pas un conseil juridique, médical, financier ou professionnel. Pour un cas particulier, consultez un professionnel qualifié.